Jean Paul Riopelle


Œuvres


Jean Paul Riopelle
Sans titre, SR 15, 1989
Acrylique et technique mixte sur papier contrecollé sur toile
160 x 119,5 cm


Jean Paul Riopelle
Sans titre, SR 32, 1989
Acrylique et technique mixte sur papier contrecollé sur toile
152,5 x 169,5 cm

Jean Paul Riopelle
Sans titre, SR11, 1989
Acrylique et technique mixte sur papier contrecollé sur toile
121 x 55,5 cm
Certaines oeuvres présentées ne sont plus disponibles.
Biographie
Ses œuvres, profondément émouvantes et d'une richesse colorée inédite, aux formes novatrices, poussent Riopelle à créer une sorte de testament artistique, défiant la mort avec une audace presque irrévérencieuse.
Isolé par la maladie dans son atelier de Saint-Cyr-en-Arthies, Riopelle créa entre 1989 et 1992 ses dernières toiles. Chargées d’émotion et d'une richesse chromatique saisissante, ces œuvres novatrices poussent l’artiste à laisser un véritable testament artistique, défiant la mort avec une audace presque insolente. Il expérimente des techniques de pochoir et des applications de peinture au spray, donnant naissance à des œuvres empreintes de symbolisme chamanique. Ces dernières toiles, baignées dans une atmosphère de fête macabre, révèlent des objets mystérieux que le poète Michel Waldberg s’efforce de déchiffrer dans sa préface, cherchant à en comprendre les significations profondes:
" Parmi les éléments de l’iconographie personnelle du peintre figurent la ou les chaînes (dont il faut se libérer, mais qui, également, relient entre eux les mondes), la grille qui indique la passage d’un état à l’autre, et filtre l’impureté, le fer à cheval et le clou. A propos du fer, rappelons qu’un des symboles chamaniques des plus opératifs et précisément le cheval. « Animal funéraire et psychopompe par excellence, [il] est utilisé par le chaman dans des contextes différents, comme moyen d’obtenir l’extase, c’est-à-dire la « sortie de soi-même » qui rend possible le voyage mystique ».
Le clou est peut-être l’objet qui sert à ferrer ledit animal. Mais je soupçonne que Riopelle en « dépressionniste » qu’il se flattait être, n’a pas manqué de songer à l’expression « Des clous ! », manifestation d’impatience et de refus.
L’on voit des cercles se répéter de toile en toile dans les derniers travaux de Riopelle, tantôt sous leur forme complète, tantôt sous celle, plus énigmatique, d’arcs, dont la combinaison engendre incessamment de nouvelles géométries.
Il reste à déchiffrer, parmi les figures prédominantes, l’empreinte d’un moule en forme de sarcophage, ou de poupée russe, dont la fonction varie, elle aussi, selon le caprice du peintre et les contraintes de la composition : qu’elle demeure indéfinie où serve à délimiter un visage, un torse ou même, tout un corps (qu’elle renferme à la façon d’une aura). Elle est elle aussi investie d’une fonction magique, creuset de fantomatiques surgissements, matrice des rêves et support des envols. "
Collections publiques
Cologne, musée Ludwig; Musée d'art de Joliette; Musée national des beaux-arts du Québec; Musée d'art contemporain de Montréal; Musée des beaux-arts de Montréal; Ottawa, Musée des beaux-arts du Canada; Toronto, Musée des beaux-arts de l'Ontario; Victoriaville, Musée Laurier; Washington, Hirshhorn Museum and Sculpture Garden; New York, Musée Guggenheim; New York, Museum of Modern Art; Paris, musée national d'Art moderne; Rennes, musée des Beaux-Arts; Téhéran, musée d'Art contemporain.